Bikes of the Mayans M.C.

Mayans M.C. et ses motos

HOG® s’invite dans les coulisses de la série télé phare pour en apprendre davantage sur ses motos vedettes
 

Texte : Mike Zimmerman
Photos : Scott G Toepfer 

« Les motos constituent le prolongement de leur propriétaire. Tu vois ce que je veux dire? »


L’histoire se déroule quatre ans après la mort de Jax Teller, prince héritier pressenti du Sons of Anarchy Motorcycle Club (M.C.), dans la ville frontalière fictive de Santo Padre, à quelques centaines de kilomètres au sud de Charming, en Californie.

La série raconte l’histoire d’Ezekiel « EZ » Reyes (J.D. Pardo), qui a vu son rêve américain s’écrouler à la suite d’une querelle fatale entre sa famille et les célèbres cartels de la drogue. À présent, il est « prospect » dans le Mayans M.C., gang rival des Sons of Anarchy dans la série d’origine.

Certains noms et visages seront familiers aux adeptes de la série Sons of Anarchy (SOA), qui s’est terminée avec fracas en 2014 après sept saisons de succès retentissant. Kurt Sutter et Elgin James, co-créateur et scénariste, portent de nouveau ce projet à bout de bras. Comme dans SOA, la culture dépeinte est crédible, les randonnées à moto sont réelles et les montures sont des personnages à part entière.

Voici l’histoire derrière certaines de ces motos, telle qu’elle nous est racontée par l’un des acteurs vedettes de la série.

Antihéros local

Les adeptes de SOA connaissent bien Emilio Rivera. En plus de reprendre le rôle de Marcus Álvarez, maintenant devenu président national des Mayans M.C., il a joué un rôle important dans le choix du style des motos vedettes de la série.

« Kurt m’a appelé et m’a demandé si je voulais apporter mon aide pour les motos, explique Emilio Rivera au magazine HOG® à l’occasion d’une entrevue exclusive. Dans la série Sons of Anarchy, deux des motos je conduisais étaient du style de montures que je pilote [dans la vraie vie]. Il m’a donc demandé de reproduire ce style, et c’est exactement ce que nous avons fait. Les combinaisons de couleurs étaient différentes, mais le résultat est très convaincant. »

Le style en question est caractéristique de la culture custom latino du sud de la Californie. C’est une culture dans laquelle les voitures et les motos custom sont un reflet de la personnalité de leurs propriétaires et du monde qui les entoure.

« Les motos constituent le prolongement de leur propriétaire. Tu vois ce que je veux dire, précise Emilio Rivera. Pense aux voitures surbaissées, aux différentes combinaisons de couleurs et aux autres trucs du genre. Eh bien, nous avons simplement appliqué les mêmes principes à la moto. Plus il y a de chrome, mieux c’est, d’où le guidon surdimensionné. Notre objectif, c’est un style décontracté. »

Et un style qui attire l’attention.

« Nous sommes nombreux à avoir des motos équipées d’un échappement droit avec embout en queue de poisson. C’est aussi cool à voir qu’à entendre, ajoute-t-il. C’est une pièce rétro; le son qu’elle produit est vraiment incroyable. Lorsqu’une personne te dépasse, tu sais qu’elle est là juste au son de sa moto. »

Une inspiration précoce

La passion d’Emilio Rivera pour la moto a commencé avec les mini-motos dès sa jeunesse, à une époque où ses amis et lui étaient inspirés par les casse-cous peut-être les plus extravagants de tous les temps.

« Dans ce temps-là, au début des années 1970, il y avait Evel Knievel et on essayait de sauter par dessus tout ce qu’on voyait, se souvient-il en riant. On a fait nos débuts sur des chemins de terre. On peut dire que le champ était libre! On s’amusait bien. Il y a eu des chutes incroyables, mais aussi beaucoup de bons moments. »

Un confort radical

En ce qui concerne la moto qu’il devait conduire dans la nouvelle série, celle qui contribuerait à définir son personnage, Emilio a été inspiré non pas par l’une de ses motos, mais par l’une de ses voitures.

« Je me suis dit : j’ai une Chevrolet de 1948 en deux tons de vert. Le vert a toujours été ma couleur. C’est plutôt cool d’ailleurs, car c’est la couleur des Mayans. On a donc assorti la couleur de la moto à la celle de la partie du haut de ma Chevrolet de 1948. C’est comme ça que tout a commencé.

« Bien entendu, je voulais me sentir à l’aise. Ça ne faisait aucun doute : il fallait opter pour une Road King®. Lorsqu’on part pour une longue randonnée, on veut du confort et des sacoches pour ranger ses affaires », fait-il remarquer.

Grands favoris

Pour Emilio, après sa Road King, sa moto préférée dans la série est une moto d’un style différent. Il s’agit du modèle Softail® Deluxe 2017, piloté par le personnage dénommé EZ.

« Uniformément noire. Tout à fait old school, explique-t-il. Pas de guidon ape hanger, pas d’embout en queue de poisson. Rien d’extravagant. Carrément old school, tu saisis l’affaire? C’est mon look préféré. »

Un autre grand favori – parce qu’il colle à la peau de celui qui la conduit : le modèle Breakout® 2017, propriété du personnage connu sous le nom de Obispo « Bishop » Losa.

« Ils l’ont personnalisé pour lui, l’ont un peu incliné et équipé d’un guidon mini-ape, précise-t-il. C’est une moto rapide, conçue pour lui. Parce que c’est un sacré bonhomme, à la fois élancé et musclé, toujours prêt à prendre la route. Il s’appelle Michael Irby, mais nous l’appelons « Herbs and Spice », parce qu’il a l’art d’ajouter du piquant. Sa moto lui va tout simplement comme un gant. Elle est parfaite pour lui; il n’y a rien à rajouter. »

Une série unique

Même si beaucoup d’éléments sembleront familiers aux motocyclistes et aux amateurs de la série, Emilio ne manque pas de souligner que la série Mayans M.C. est très différente de Sons of Anarchy.

« La seule véritable similarité, c’est toute la place accordée aux motocyclistes, dit-il. La série a opéré un virage à 180 degrés. Sons était là-bas et nous sommes ici, tu vois? Les personnages sont différents, tout comme les scénarios. Il n’est pas nécessaire de regarder Sons pour comprendre ce qui se passe dans Mayans. »

La série est, selon Emilio, bluffante d’authenticité pour les téléspectateurs tout simplement parce que les acteurs ont eux-mêmes cru à l’histoire.

« Une fois que ta scène commence et que tu as enfourché ta moto, tu ne peux qu’incarner le personnage. Même si ce n’est que pour 10, 12 ou 14 heures. Ensuite, quand ils disent ‘Coupez!’, tu décroches et tu rentres chez toi. Mais pendant les tournages, pendant ces 10 heures, t’es un dur à cuire. Cet état d’esprit ne tient pas qu’à la moto; tu le sens au plus profond de toi. Tu ressens la puissance de ta monture, tu entends le bruit du moteur et tu vois la fraternité qui règne entre nous. C’est magnifique », conclut Emilio.

Le sang va couler

Que nous réserve la saison 2? Emilio ne peut révéler qu’une chose : il faut s’attendre à ce qu’elle aille plus loin que la première.

« Vous avez aimé la saison 1? Nous nous sommes pourtant contentés de jeter les bases de l’histoire, affirme-t-il. Attendez de voir ce qui vous attend maintenant. Ça va être génial – à la fois magnifique et affreux. Et sanglant. Mais ça, c’est Kurt Sutter. Comprends-tu? »